mercredi 7 avril 2010

La tentation

Il y a des livres qui vous tentent. Vous avez envie, mais nous n'êtes pas vraiment sûr des les lire. Vous demandez le prix. Pas de chance, c'est un peu cher, même si vous n'avez aucune idée de sa valeur. Alors vous avez un appareil photo et vous prenez ce que vous préférez dans ce livre. Son titre, sa couverture.

lundi 5 avril 2010

LODZ.
La ville s'appelle LODZ,  prononcez Woutch mais ça n'a pas d'importance.
1994, c'est-à-dire il y a seize ans. -Ca c'est important-  Lodz était encore un ville oublié par la nouvelle économie de marché. C'était une ville dans l'entre deux. Pas encore...mais déjà plus.

J'étais là bas avec une caméra 16m/m et un appareil photo.  Comme je filmais, je prenais très peu de photo.  Ce jour là, j'avais mal chargé mon Nikkormat. Le film s'est enrayé. J'ai développé le négatif, mais jamais tiré les positifs.  Seize après, je retombe sur ces négatifs et je découvre des photos qui semblent avoir été prises dans les années 30. Les rues, les hommes et les immeubles. J'ai l'impression d'y être allé il y a un siècle et les photos montrent exactement ce que je ressens: Lodz c'était il y a longtemps.








Ostia.

Comme pour beaucoup, Ostia n'est pas qu'une plage pour les Romains. 
C'est aussi là où en 1975, Pier Paolo Pasolini a fini sa vie, assassiné par des ragazzis.
Sur le fameux lieu du drame, une sculpture  nous attend sans aucune information. 



mercredi 31 mars 2010

Une rencontre.
 Le N° 5 "Les Cahiers d'Adèle". revue éditée à Toulouse.
http://adeleotto.blogspot.com/

Pas de chance pour le Routier.

 Pas grand monde ne connaît Troussey. 
C'est une petite commune en Lorraine traversée par la N4, route qui va de Paris  à Strasbourg.
Au bord de cette N4,  passent  beaucoup de poids-lourds qui vont et viennent de l'Est. On trouve donc beaucoup de restaurant Routiers. 
Mais à Troussey, le Routier n'a pas eu chance. 
Il y a quelques années, la DDE a décidé de mettre un glissière de sécurité le long de la route. Il est donc devenu impossible de s'arrêter sur l'immense parking devant le "Gai Relais". Le client doit passer son chemin. Quelques habitués connaissent le labyrinthe  à emprunter pour rejoindre cette cantine: sortir 1Km avant, longer la N4, prendre le rond point à gauche et continuer tout droit. 
Mais à quoi bon, un peu plus loin, il y en a un autre tellement plus accessible. 
Alors toute la journée, le Gai Relais regarde passer les clients de l'autre côté de la glissière de sécurité. 
Mais à Midi, toutes les tables sont dressées, prêtes à accueillir un client perdu.





dimanche 21 mars 2010

Les clefs de chambres où j'ai dormi.

J'ai commencé à les photographier quand je me suis aperçu qu'un jour, les clefs d'hôtels n'existeront plus car elles sont remplacées peu à peu par des cartes magnétiques.

L'hôtelier investit parfois dans de gros portes clefs pour être sûr que le client ne les glissera pas sans faire exprès dans sa poche.
Dans des hôtels sans étoile, on trouve aussi un petit sabot, un scoubidou, un morceau de bois, un petit plastique.
Les grands hôtels vendent à leur boutique leur porte clefs. Souvenir et cadeau du luxe.

Le porte clef d'un hôtel peut ressembler, au mieux à un passeport pour le luxe, au pire aux clefs de la cave d'un pavillon. Il suffit de choisir et de mettre le prix.

Ci dessous vues imprenables sur Minsk, Berlin, Marseille, Los angeles, Fort de France, Cayenne, Frankfurt, Lagiole, Rodez.













samedi 20 mars 2010

1976.

C'est un appartement de 1976. Refait à neuf en 76.
Rien à bougé depuis. RIEN.
Depuis 34 ans, on enlève la poussière et c'est tout.
L'immeuble est magnifique. En hauteur, il domine l'hippodrome de Cagnes sur mer.
Qui habite là?
Un vieil anglais.
où est il?
en Angleterre.

et alors?

Et alors, le ventilateur n'est pas d'époque.





mercredi 17 mars 2010

LE MINISTERE DES AUTOROUTES à Tbilisi.

C'est un samedi 22 Septembre 2001 à Tbilisi
Ca fait quinze jours que je passe en voiture devant cet admirable bâtiment , ce Samedi là, je me dit, " maintenant, il faut rentrer dedans!"

Personne à l'entrée. Je traverse le hall, je monte des escaliers. Les couloirs sont interminables. Les bureaux sont vides, je pousse quelques portes. Je rencontre un ingénieur. Que fait-il? Je ne sais pas.

Le Ministère des autoroutes de Tbilisi, c'est comme le Ministère du Tourisme en Bagdad.
La mission est impossible.

Il n'y a pas d'autoroute en Géorgie.